Rachid Ouramdane, chorégraphe

© Pierre-Etienne Vilbert

THÉÂTRE

Né à Nîmes en 1971. Diplômé du Centre national de danse contemporaine d'Angers en 1992, Rachid Ouramdane a été interprète et collaborateur artistique d'Emmanuelle Huynh, Hervé Robbe, Odile Duboc, Jeremy Nelson, Meg Stuart, Catherine Contour, Alain Buffard, Julie Nioche, Fanny de Chaillé et Christian Rizzo.

Depuis ses premières pièces créées au sein de l'association Fin novembre qu'il codirige avec Julie Nioche de 1996 à 2006, Rachid Ouramdane s'attache au singulier. Son travail se situe souvent au carrefour de la danse et des arts visuels. En 2007, Rachid Ouramdane fonde L'A. comme un endroit de réflexion artistique sur les identités contemporaines.

Devenu artiste associé au Théâtre de Gennevilliers, il irrigue de ses questions le réel de la ville. À partir du solo Loin... (2008), il poursuit ses réflexions autour de la mémoire et des héritages de la violence (Des témoins ordinaires, 2009). Ses créations sont régulièrement représentées en Europe, aux États-Unis, au Brésil ainsi qu'aux festivals d'Avignon et Montpellier Danse. À compter de septembre 2010, il est artiste associé au Théâtre de la Ville à Paris.

 

Être au Théâtre de la Ville - Que peut la scène que les livres d’histoire ne peuvent pas ?

Cette obsession innerve le parcours artistique de Rachid Ouramdane depuis quelques années qu’il archive des « portraits scéniques », fragmentés entre danse, installation plastique et outil multimédia. Envisager le plateau comme l’espace mouvant du vécu individuel, faire résonner des témoignages dans un bain sensoriel, inventer d’autres canaux de compréhension de l’Histoire sont les matières premières d’un vaste panorama des identités contemporaines. Après Superstars (2006) basé sur les témoignages des danseurs étrangers de l’Opéra de Lyon, Surface de réparation (2007), créé avec de jeunes sportifs de Gennevilliers, ou Des témoins ordinaires (2009), imaginé à partir des récits de victimes de conflits armés, Rachid Ouramdane s’associe au Théâtre de la Ville pour explorer un nouveau « terrain artistique » : le spectateur et cette activité invisible qui lui est propre.

Au cœur de ce projet, qui joue dans les interstices entre création et réception, il y a cette envie de couper court à l’idée selon laquelle une œuvre n’a qu’une interprétation valide et uniforme. Il y a cette envie de lire la salle de spectacle comme le lieu où se ramifient les œuvres, où s’entrechoquent des interprétations contradictoires et des héritages divers. En travaillant sur la durée avec des spectateurs réguliers du Théâtre de la Ville (Les pièces amplifiées) et avec un public scolaire francilien (« Le Grand rassemblement » en association avec Citoyenneté jeunesse), Rachid Ouramdane tentera de mettre en forme ces recoupements hasardeux, images aléatoires et expériences intimes qui, ensemble, forment la vie d’une œuvre.

 

LES PIÈCES

2009

  • Des témoins ordinaires. Conçu à partir d'interviews de personnes ayant subi des actes de violence. Création, pour cinq interprètes, à Bonlieu - Scène nationale d'Annecy. Festival d'Avignon.

2008

  • Loin... Solo conçu à partir d'interviews menées au Vietnam sur l'héritage des violences liées aux conflits armés. Création à Bonlieu - Scène nationale d'Annecy. Festival d'Avignon.

2007

  • Surface de réparation. Création au Théâtre de Gennevilliers avec douze jeunes sportifs de la ville.

2006

  • Un garçon debout. Solo pour l'auteur et metteur en scène Pascal Rambert. Création à Bonlieu - Scène nationale d'Annecy.
  • Superstars. Commande du Ballet de l'Opéra de Lyon pour sept danseurs de différentes nationalités. Création à la Biennale de danse de Lyon.

2005

  • Cover. Quatre soli pour des danseurs brésiliens créés après plusieurs séjours au Brésil. Création à la Biennale de danse du Céara - Fortaleza (Brésil).

2004

  • Les morts pudiques. Solo autoportrait nourri d'une recherche autour de la jeunesse et la mort. Création à la MC 93 Bobigny lors des Rencontres chorégraphiques internationales de Seine-Saint-Denis.
  • Je ne. Création dans le cadre du Festival Temps d'Images à La Ferme du Buisson.

2003-05

  • À l'œil nu. Projet collectif basé sur la relecture d'architectures existantes et la mémoire cinématographique.

2002

  • Skull*cult. Réflexion chorégraphique de Christian Rizzo et Rachid Ouramdane sur une figure solitaire défaite de son identité. Solo créé dans le cadre du Vif du sujet au Festival d'Avignon.
  • + ou - là. Création basée sur les icônes contemporaines et la « grammaire télévisuelle ».
  • Face cachée. Performance vocale.

2001

  • Structure Multifonction. Projet transdisciplinaire réalisé avec Christian Rizzo et Nicolas Floc'h.
  • De Arbitre à Zébra. En collaboration avec la communauté de catcheurs, lutteurs et boxeurs de la ville de Reims.

1999

  • Au bord des métaphores. Création basée sur un « corps vidéographiquement modifié ».

1998

  • Les absents ont toujours tort. Projet collectif multimedia.

1997

  • Des gens de passage. Projet collectif multimedia.

1996

  • 3 avenue de l'espérance. Solo cosigné avec Julie Nioche

 

LES AUTRES CHORÉGRAPHES AYANT PARTICIPÉ AU PROJET

Interview de Jean-Baptiste André

Interview de Damien Caille-Perret

JoomSpirit