11 septembre 2001 : retour sur les évènements

ET MAINTENANT

 

Le 11 septembre 2001, un quadruple attentat frappe les Etats-Unis dans ses symboles les plus forts. L’Amérique en deuil finit à peine de compter ses morts qu’elle se lance dans une guerre contre le terrorisme. Dix ans et deux guerres plus tard, le bilan est lourd. 

 

09/11. New York, 8h48. Un Boeing 767 percute la tour nord du Word Trade Center. Quelques minutes plus tard, un Boeing 757 frappe la tour sud. 9h40, un autre avion s’écrase sur le Pentagone. Un quatrième appareil, dont la cible devait être la Maison Blanche à Washington, se crashe dans un champ en Pennsylvanie. 

Suite à la violence des chocs, les Tours du WTC, symbole de la puissance financière américaine mais aussi du capitalisme et de la mondialisation, s’effondrent en direct sur les chaînes de TV du monde entier. Près de 3000 victimes sont déplorées. Depuis Pearl Harbour, c’est l’attaque la plus importante qu’ait subie l’Amérique. Très vite, Oussama Ben Laden et son organisation terroriste, Al-Qaïda, revendiquent l’attentat. L’Amérique déclare la guerre au terrorisme. G.W. Bush met en garde : «Ceux qui ne sont pas avec nous sont contre nous.» Ben Laden est recherché mort ou vif. 

Protégé par les Talibans, il est pris en chasse en Afghanistan. En octobre 2001, la coalition internationale conduite par les Etats-Unis lance les premières frappes contre le régime taliban et les bases d’Al-Qaïda. Cinq semaines après le début des opérations militaires, le régime est renversé. En 2002, un camp d’internement américain est installé à Guantanamo Bay (Cuba) où sont conduits les combattants capturés en Afghanistan. En avril 2003, la guerre en Irak est déclenchée. Avec pour mission de mettre la main sur des armes de destruction massive, faire tomber Saddam Hussein, et exporter la démocratie. L’intervention américaine en Irak, contrairement à celle en Afghanistan, ne fait pas l’unanimité. De membres permanents du Conseil de Sécurité, dont la France, s’y opposent, ainsi que l’ONU. En vain. Saddam Hussein est arrêté, condamné à mort, et pendu le 30 décembre 2006. 

Entre temps, une vague d’attentats est revendiquée par ou attribuée à Al-Qaïda. A Djerba, en Tunisie, en 2002, à Bali la même année, en 2003 à Casablanca, en 2004 à Madrid, en 2005 à Londres… Al-Qaïda a fait des émules : AQMI (Al-Qaïda au Maghreb Islamique) notamment.

1er mai 2011, dans une allocution à la télévision américaine, Barack Obama annonce triomphant : « We did it ! » Oussama Ben Laden a trouvé la mort dans une opération militaire américaine à la frontière pakistanaise. L’Amérique exulte. Dix ans et deux guerres plus tard, l’homme qui a fait trembler l’Amérique n’est plus, un démocrate a remplacé George W. Bush à la Maison Blanche, et malgré les promesses du président américain, Guantanamo n’a pas fermé ses portes. Le retrait d’Afghanistan et d’Irak traîne, et le dernier attentat à Marrakech nous rappelle que le terrorisme international est loin d’avoir fait ses dernières victimes.

 

Par Dounia Ben Mohamed

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